Hé, les mousquetaires!!

SAlut à vous , les mousquetaires!

Cela faisiat longtemps que je n’étais pas venu nous rendre visite…ce site est bien déserté par leurs auteurs, par nous, les mousquetaires. Vous n’avez pas envie de reprendre un peu ce fil qui s’est plus ou moins achevé? Vous savez, vous me manquez!!

Bon, je n’ai pas été chez le psy, il y a des choses que je voulais lancer que je n’ai pas lancé. MAis j’aimerais en démarrer de nouvelles. Et puis, j’ai peut-etre aussi avancé sur mon moi profond, sur mes interrogations et doutes.

J’aimerais reprendre le fil de nos échanges.

Etes-vous encore là?

Je vous attends ici.

Bises

Je vous

Bon alors là….

F…e,

Ton prénom résonne à chaque fois que je l’entrevois caché par Arthur. Il est vrai que notre correspondance est toujours source de plaisirs entremêlés, d’émotions complexes qui s’échouent sur un écran. Les mots s’entrechoquent, et interpellent. J’aimerai y répondre de suite comme on le fait par sms ou par messagerie instantanée. Et puis non, j’aime prendre le temps avec toi. Pesez mes mots, pansez les tiens, les miens, contempler nos faiblesses et les rapprocher un instant dans une imagerie « camaradesque ».

L’étrangeté d’une relation presque mental comme si tu n’existais pas tout à fait, une sorte de double, un moi qui n’en finirait plus de croquer la vie par un autre coté, par un angle différent qui illumine mes moments de vie sombres. Oui il y a eu la rencontre. Elle est là gravée comme un souvenir irréelle, un temps d’enfance, d’une grande intimité respectueuse à travers nos regards, nos gestes, tes mains.

Ca fait plus d’un an que je traine mes guêtres chez un Psychanalyste. Il n’est pas psychiatre, et donc je ne suis pas remboursé par la sécurité sociale. Ca fait mal mais ça fait du bien. En pur freudien, il a une écoute sans pareil et sait diriger mon travail vers les endroits ou je n’osais m’aventurer. Une impression d’effectuer un vol en parachute, parfois c’est cette image qui me vient. Je fais le grand saut et vois défiler ma vie a grande vitesse et sans cohérence apparente. Et pourtant il y en a une, elle n’est pas évidente, et il est là, rassurant, déstabilisant, interrogatif, vif, qui dirige cette haute voltige!

Et puis tu penses aussi enfin aller voir un psy. Bon alors là… hisses la voile blanche quand tu auras tuer ton minotaure et la mer Egée tu traverseras à nouveau le coeur léger.

Bien à toi

David

Aux mousquetaires

Mes chers mousquetaires,

 

Nous voici donc entrés dans une nouvelle année, qui serait celle de la fin du monde? Je ne le pense pas, en ce qui me concerne.

En revanche, si cela continue , ce sera peut-être la fin de notre aventure? je ne le pense pas, en ce qui me concerne.

Donc , il me semble nécessaire de prendre de nouvelles dispositions pour 2012. Je le pense, en ce qui nous concerne.

 

Une bouteille nous attendait chez Aramis. J’espère qu’elle est encore là, et je nous souhaite de la boire, tous les trois , en 2012

Et pour les autres qui voudraient se joindre à nous, cela attendra peut-etre un peu, c’est déjà si compliqué pour nous de se retrouver déjà en virtuel, mais surtout en réel.

Messieurs les Mousquetaires, je vous embrasse, à la gasconne (ou à la garçonne, au choix)!

Un pour tous, Tous pour un!

Et que le meilleur vous soit réservé en 2012!

Porthos.

Missive à l’attention de Aramis

Salut Aramis,

Juste un petit mot, lié aux mousquetaires. Je regardais par hasard l’autre soir la boîte magique qui projette des films, et je suis tombé sur la « Fille de d’Artagnan », plutôt mignonne et à la poitrine désirable. Une certaine Sophie Marceau. En revanche , les mousquetaires n’étaient pas forcément à leur avantage. Je n’ai pas retenu le nom de celui qui tentait de me ressembler, pas vraiment sexy. Même Philippe Noiret en d’Artagnan  n’était pas dans son meilleur rôle. Jean-Luc Bideau n’était pas mal en Porthos au bandeau (mais est-ce que le vrai Porthos se reconnaitrait dans cet acteur?). En revanche, qui jouait Aramis? ce n’était pas Malkovitch (qu aurait été au poil), mais je te le donne en mille: c’était l’ami Sami Frey(pas vraiment à son avantage sur le lien qui figure dans cette missive).

Comme quoi l’un et l’autre, l’un est l’autre.

J’aime bien ce clin d’oeil.

Je t’embrasse, de cape et d’épées,

Athos

______

@ Arthur: Voici surtout l’acteur en lequel je me reconnais et sur lequel je me suis identifié dans ma tendre jeunesse : Gig Young le mec à l’extrême gauche (et oui je sais…)

 

A mes enfants

Vous voyez la terre tourne, le vent souffle, il fait froid et je ne verrais pas le soleil se lever aujourd’hui. Je vous ai quitté cette nuit. Je connais votre chagrin après l’avoir tant éprouvé dans ma vie. J’ai vu partir ma mère, mon père, mon mari, mes amis.

Olga, tu vois nous sommes mortes.

Je suis parti depuis quelques instant et mes douleurs sont déjà du passé. Mon corps souffrant n’est plus. Je vous libère mes deux anges de vos contraintes. Vous m’avez tant apporté ces quatre dernières années. Je vous en ai tellement demandé, je ai pu apprécier les torts de cette dépendance.

Vous êtes libre de moi. Profitez en. J’aurais tant aimé être là encore un peu, pour vous voir, heureux, marié, ou pacsé. J’avais même pensé m’acheter un nouveau chapeau pour cette cérémonie. Il faudra oublié cela aussi. Le vide de ma présence s’installe en vous, je le sens.

Sheba

Votre grand-mère

Monsieur de Tréville

Monsieur de Trèville 

Il est bien loin le temps ou l’on se promenait côte à côte dans ce pauvre Paris. Les cadenas sont toujours à leur place et nous aussi. Aujourd’hui c’est à vous que je voulais écrire afin de vous donner quelques nouvelles familiales. J’ai reçu hier une missive de mon avocate m’annonçant la fin des hostilités. Céline a été débouté de long en large et elle l’a de travers!

Anna est maintenue dans sa résidence

Eric aussi en alternance

La pension de reversion pour l’entretien d’Anna a sensiblement augmenté.

Le partage des frais pour Eric passe de 50/50 à 60% pour elle et 40% pour moi

J’obtiens les allocations familiales et les prestations sociales

Et l’acte notarié a été débouté, nous renvoyant ainsi devant le notaire.

Voilà, j’ai tenu jusqu’au bout. Peut-être est-ce pour cela que mon silence fut aussi long. Il me fallait me concentré et ne plus douter de mon bon droit.

Anna est ravie de cette décision. Elle fut cependant surprise et peinée d’apprendre que sa mère avait redemandé sa résidence alors qu’elle lui avait certifié le contraire un mois plutôt. C’est une trahison de plus à son actif…

Elle a changé. Elle est devenue une jeune fille que les jeunes hommes impétueux et grossiers sifflent lorsqu’ils la croisent. Intelligente et drôle, elle a aussi son caractère pour le moins détrempé. Les coups de gueule et les coups bas sont parfois de mise. Sa chambre est un vrai taudis, une tanière, ou plutôt un cocon qui verra éclore une belle et délicieuse femme.

Eric lui suit son bonhomme de chemin encore enfant encore très proche de sa mère.

Je vous souhaite de vous porter bien durant cette période si détestable de l’hiver.

Amicalement

David

Porthos est demandé!!

Porthos est demandé…Depuis la sortie des « 3 mousquetaires » en France, on a besoin de toi pour faire la promotion du film , et de trissare aussi…

Carte postale de Méditerranée 1

Salut à vous,

Mer bleue( j’y reste des heures, à buller, à nager, à sculpter mon corps(!)…)

Ciel bleu (j ‘y reste peu, il laisse le soleil agir trop fort)

Esprit clair: ça fait du bien…

Je pense aussi beaucoup à vous….

Bises

Aux mousquetaires

Mousquetaires!!!

Eh!!!! , vous êtes où? j’attends vos missives…..de vos nouvelles…!!!le cardinal aurait-il eu raison de vous? ou Milady? Vite, des nouvelles, sinon….je me meurs….

Mousquetairement votre

Lettre à L…

Mon cher L….

Quel, plaisir de te revoir…après au moins 20 ans , je pense…tu n’as pas trop changé, peut-être un peu grossi du visage, mais si peu….non pas changé…

Si, tu as pris la nationalité du pays, même si tu restes toujours français. Tu t’es vraiment installé, ta voix s’est un peu modifiée, mais tu n’as pas d’accent quand tu parles français, non tu parles toujours aussi bien, ne t’inquiètes pas, tu n’as pas perdu ta langue maternelle…

Tu m’écris sur Facebook avoir adoré me retrouver. Tu sais , c’est tout à fait réciproque. On a reparlé de trucs de lycée que j’avais totalement effacé de ma mémoire, c’est incroyable…les noms des profs, des copains, des lieux que j’avais vraiment supprimé, oublié. Mais pour toi, je pense que ce sont aussi des repères importants pour ton passé de français , toi qui a choisi un avenir sous une autre nationalité…

A t’écouter, te voir, je me demande pourquoi je ne suis pas resté dans ce pays…oh, je le sais bien j’étais un peu jeune, avide de pleins d’autres découvertes, que j’ai pu faire d’ailleurs, mais aujourd’hui, je me sens un peu dans une impasse….

C’est marrant aussi, tu as changé ton prénom…J’ai bien compris que L… dans la langue du pays avait une signification pas sympa….mais excuse moi, pour moi, tu es toujours L…même si en changeant de prénom comme le disait David L (ce dont je parlais dans une lettre précédentes à David Porthos), on changerait de personnalité, de caractère.

Mais je pense que tu es resté le même, que tu as toujours été comme ça.

Tu m’as parlé de ta vie, de ta grande maison, de ton boulot. Tu ne m’as rien dit sur ta vie « sentimentale ». Il faut dire qu’on n’en parlait jamais entre nous….Trop timide, encore puceau peut-être, je en sais plus…..Toujours est-il que je n’ai pas osé te demander. Marié? apparemment non, et en tous les cas tu n’as pas d’enfants. Coureurs de jupons? non plus, je ne pense pas. Un copain? oui, je pense, et tu n’oses me le dire. C’est vrai que je suis d’un milieu, que nous sommes d’un milieu, où « ce genre de choses » se cache (j’en sais quelquechose). J’aurais dû te poser la question et puis te dire , que moi aussi….

Te dire aussi que je pense que j’étais vraiment amoureux de toi quand on était en terminale. Je ne sais pas quand ça a commencé , mais c’est vrai que déjà , on s’entendait très bien , dans cette classe de merde où tous les autres nous ennuyaient…et puis, je me souviens très bien de toi quand on allait à la piscine:   toi , bon nageur, tu étais dans le groupe des forts, moi, dans les moyens..on se croisait au bord des plongeoirs, et…j’étais en admiration devant ton corps athlétique, de nageur , comme je les aime toujours d’ailleurs…à l’époque, je ne déshabillais pas encore dans ma tête mes interlocuteurs, donc je ne me souviens pas de ce que pouvait cacher ton petit maillot de bain noir, plutôt serré d’après mes souvenirs…..mais je m’en souviens très bien, de ce petit maillot de bain noir, qui mettait si bien en relief, en valeur,  tout le reste….

Un soir , tu es venu réviser le bac à la maison. Mes parents n’étaient pas là  et tu es resté dormir. Je crois t’avoir proposé la chambre de mon frère, ou de dormir avec moi(j’avais un très grand lit) « pour continuer à discuter/réviser ensemble avant de dormir »…Je crois, ou c’est mon imagination qui travaille……en tous les cas, je me souviens d’un moment un peu géné, où tu as très vite tranché en disant que tu dormais dans la chambre de mon frère..et tu t’es mis en pyjama, qui ne laissait rien montrer de ton si beau corps…Voilà, ce fut tout…mais un certain émoi, une attirance forte pour laquelle je n’osais faire aucun geste…

Après , on a réussi nos bacs, on a fait des études différentes, on a gardé contact, et puis, peu à peu , on s’est perdu de vue….La magie d’internet a permis qu’on se retrouve…..

L’autre soir, j’aurais dû te demander avec qui tu vis, comment il s’appelle…oh, j’ai trouvé qui c’est sur ton facebook…c’est assez facile même si vous ne vous exhibez pas comme un couple…mais j’ai compris…

J’aurais dû rester un jour de plus…tu m’as proposé de venir habiter chez toi quand je reviendrais…oui je reviendrais…je te porterais cette lettre…et peut-être que tu ne voudras plus me revoir…ou j’ose espérer, tu m’accueilleras dans ton lit pour quelques nuits…

Je t’embrasse avec tous les souvenirs de cette période innocente des lycées, avec tous le poids (ou la légèreté?) de ces années passées..

Arthur

PS:  je t’ai envoyé un message hier soir sur Facebook…je te demandais la signification du surnom qu’on s’était donné…tu as répondu immédiatement, avec la définition précise de ce mot trouvé sur un vieux dictionnaire, définition que tu m’avais donc énoncée, pendant ces années de lycée, et à laquelle j’avais répondu par « mon sourire si typique », m’écris-tu aujourd’hui….oui, nous avions plus qu’une grande complicité….Besos

PS bis: en fait, moi aussi , j’ai changé de prénom…..