Mes amis

Je tenais à m’excuser déjà pour ces semaines de silence, mais croyez moi vous n’étiez pas loin dans mon esprit.

J’avais besoin de plonger dans mes tourments, les yeux grands ouverts et tirer les conséquences qui se devaient. C’est chose faite (enfin je crois), et je me sens plus apaiser, plus serein.

La vie fait que nous sommes loin les uns des autres et je regrette souvent de ne pouvoir vous voir, vous parler et partager des moments simples. Mais c’est ainsi, et c’est déjà beaucoup que le hasard est fait que nous nous rencontrions.

Je sais que les vacances approchent pour Arthur, quand est-il de toi mon cher David ??? Et comment vas-tu ???

J’attends de vous lire à mon tour et vous embrasse

Philippe

Aux mousquetaires

Mousquetaires!!!

Eh!!!! , vous êtes où? j’attends vos missives…..de vos nouvelles…!!!le cardinal aurait-il eu raison de vous? ou Milady? Vite, des nouvelles, sinon….je me meurs….

Mousquetairement votre

Lettre à L…

Mon cher L….

Quel, plaisir de te revoir…après au moins 20 ans , je pense…tu n’as pas trop changé, peut-être un peu grossi du visage, mais si peu….non pas changé…

Si, tu as pris la nationalité du pays, même si tu restes toujours français. Tu t’es vraiment installé, ta voix s’est un peu modifiée, mais tu n’as pas d’accent quand tu parles français, non tu parles toujours aussi bien, ne t’inquiètes pas, tu n’as pas perdu ta langue maternelle…

Tu m’écris sur Facebook avoir adoré me retrouver. Tu sais , c’est tout à fait réciproque. On a reparlé de trucs de lycée que j’avais totalement effacé de ma mémoire, c’est incroyable…les noms des profs, des copains, des lieux que j’avais vraiment supprimé, oublié. Mais pour toi, je pense que ce sont aussi des repères importants pour ton passé de français , toi qui a choisi un avenir sous une autre nationalité…

A t’écouter, te voir, je me demande pourquoi je ne suis pas resté dans ce pays…oh, je le sais bien j’étais un peu jeune, avide de pleins d’autres découvertes, que j’ai pu faire d’ailleurs, mais aujourd’hui, je me sens un peu dans une impasse….

C’est marrant aussi, tu as changé ton prénom…J’ai bien compris que L… dans la langue du pays avait une signification pas sympa….mais excuse moi, pour moi, tu es toujours L…même si en changeant de prénom comme le disait David L (ce dont je parlais dans une lettre précédentes à David Porthos), on changerait de personnalité, de caractère.

Mais je pense que tu es resté le même, que tu as toujours été comme ça.

Tu m’as parlé de ta vie, de ta grande maison, de ton boulot. Tu ne m’as rien dit sur ta vie « sentimentale ». Il faut dire qu’on n’en parlait jamais entre nous….Trop timide, encore puceau peut-être, je en sais plus…..Toujours est-il que je n’ai pas osé te demander. Marié? apparemment non, et en tous les cas tu n’as pas d’enfants. Coureurs de jupons? non plus, je ne pense pas. Un copain? oui, je pense, et tu n’oses me le dire. C’est vrai que je suis d’un milieu, que nous sommes d’un milieu, où « ce genre de choses » se cache (j’en sais quelquechose). J’aurais dû te poser la question et puis te dire , que moi aussi….

Te dire aussi que je pense que j’étais vraiment amoureux de toi quand on était en terminale. Je ne sais pas quand ça a commencé , mais c’est vrai que déjà , on s’entendait très bien , dans cette classe de merde où tous les autres nous ennuyaient…et puis, je me souviens très bien de toi quand on allait à la piscine:   toi , bon nageur, tu étais dans le groupe des forts, moi, dans les moyens..on se croisait au bord des plongeoirs, et…j’étais en admiration devant ton corps athlétique, de nageur , comme je les aime toujours d’ailleurs…à l’époque, je ne déshabillais pas encore dans ma tête mes interlocuteurs, donc je ne me souviens pas de ce que pouvait cacher ton petit maillot de bain noir, plutôt serré d’après mes souvenirs…..mais je m’en souviens très bien, de ce petit maillot de bain noir, qui mettait si bien en relief, en valeur,  tout le reste….

Un soir , tu es venu réviser le bac à la maison. Mes parents n’étaient pas là  et tu es resté dormir. Je crois t’avoir proposé la chambre de mon frère, ou de dormir avec moi(j’avais un très grand lit) « pour continuer à discuter/réviser ensemble avant de dormir »…Je crois, ou c’est mon imagination qui travaille……en tous les cas, je me souviens d’un moment un peu géné, où tu as très vite tranché en disant que tu dormais dans la chambre de mon frère..et tu t’es mis en pyjama, qui ne laissait rien montrer de ton si beau corps…Voilà, ce fut tout…mais un certain émoi, une attirance forte pour laquelle je n’osais faire aucun geste…

Après , on a réussi nos bacs, on a fait des études différentes, on a gardé contact, et puis, peu à peu , on s’est perdu de vue….La magie d’internet a permis qu’on se retrouve…..

L’autre soir, j’aurais dû te demander avec qui tu vis, comment il s’appelle…oh, j’ai trouvé qui c’est sur ton facebook…c’est assez facile même si vous ne vous exhibez pas comme un couple…mais j’ai compris…

J’aurais dû rester un jour de plus…tu m’as proposé de venir habiter chez toi quand je reviendrais…oui je reviendrais…je te porterais cette lettre…et peut-être que tu ne voudras plus me revoir…ou j’ose espérer, tu m’accueilleras dans ton lit pour quelques nuits…

Je t’embrasse avec tous les souvenirs de cette période innocente des lycées, avec tous le poids (ou la légèreté?) de ces années passées..

Arthur

PS:  je t’ai envoyé un message hier soir sur Facebook…je te demandais la signification du surnom qu’on s’était donné…tu as répondu immédiatement, avec la définition précise de ce mot trouvé sur un vieux dictionnaire, définition que tu m’avais donc énoncée, pendant ces années de lycée, et à laquelle j’avais répondu par « mon sourire si typique », m’écris-tu aujourd’hui….oui, nous avions plus qu’une grande complicité….Besos

PS bis: en fait, moi aussi , j’ai changé de prénom…..

De retour

Salut à vous , les mousquetaires,

 

Me voici de retour…sans d’Artagnan, mais ça, je le prévoyais…j’ai ma petite idée sur qui devrait être D’Artagnan , d’ailleurs..il faudra que je vous en parle de vive voix….

De retour donc , après un court séjour dans un endroit magique , où j’ai vécu sans doute une des plus belles périodes de ma vie, amoureux de ma femme, de la vie, de tout….J’y ai retrouvé tous mes repères, avec autant de joie qu’il y a 20 ans et plus…cette légèreté inqualifiable, cette spontanéité qui facilite tant les rapports humains…en même temps, je ne suis resté que 4 jours, sans doute pas suffisants pour vraiment voir les mauvais côtés de la vie là-bas…

Revu aussi des copains , des anciens de là-bas, un ancien de mon lycée, qui m’a réveillé plein de choses..je pense en fait que c’était mon véritable premier émoi amoureux au masculin…je vais d’ailleurs le lui écrire…

Une belle parenthèse dans mon quotidien en ce moment surbooké….une belle bouffée d’air gai….

Des nouvelles de votre côté?

Je vous bise

Arthur Athos

PS: je suis à PAris ce jeudi et vendredi..on s’arrange pour boire la bouteille de Phil?

Buen viaje ARTHUR

Un café ce matin avant que tu ne partes en voyage, tu avais le visage beau et rayonnant content on le sentait de retourner la bas. J’aurais aimé t’embrasser, être capable de te dire des choses qui me sont toujours plus faciles d’écrire. Nous (j’ai) avons parlé de tout et de rien, de tous ces gens qui nous ressemblent si peu que nous lisons ou avons lu, fatigués parfois de ce manque de « vie » qu’ils dégagent ! J’aurais aimé partir avec toi, oublier le temps d’un voyage toutes ces choses qui me tracassent, me polluent, m’empêchent d’avancer. J’aurais aimé que tu sois mon guide, que nous découvrions des choses ensemble, nous forgions des souvenirs. J’aurais aimé … mais ma vie est ainsi faite, des j’aurais aimé, des j’aimerais, des si j’avais su etc.…

Bon voyage « mon » Arthur «, profite, prends en plein les yeux et la tête et fais nous de beaux billets. Reviens (moi) nous vite avec ou sans D’Artagnan mais surtout avec ce sourire enfantin qui t’allait si bien ce matin.

Buen viaje y cuidate

Lettre de David à Arthur le 24 Mai 2011

Argy, le 24 mai

Mon ami,

La terre manque d’eau. La terre est sèche. La terre est craquelée, et souffre d’absence. Tu es loin aujourd’hui. Tu t’es transporté vers un autre horizon. Tes pieds foulent un sol inconnu, sans nom.  Comme je t’envie. M’arracher de ce quotidien m’est impossible dans cet instant. J’assume mes choix.

Le jeune homme commence à vieillir, je le sens. Il perd, un peu plus chaque jour, ses illusions. Il aimerait pourtant rêver encore. Il aimerait toucher du doigt son destin. Il s’est déjà pris les pieds dans son empressement, mainte fois. Il se relève aussi. Je le sais. Ce jeune homme vieillit au rythme de ses chutes.

Aujourd’hui, il est debout, il fait face. Son regard est franc. Il a décidé de faire un voyage, une odyssée sur place. Sa route va être longue cette fois, pas moyen de s’en échapper. Je le sais. Il le fait pour rompre ce cercle, celui qui l’étouffe, qui l’oppresse. Alors il s’est entouré d’un homme d’expérience habituer à ces excursions. Il a amené avec lui ses fantômes, sa famille et ses cauchemars aussi. Il veut s’en affranchir. Ça va être long. Je le sais.

Tous les jeudis, c’est la même chose. Il quitte le travail un peu plutôt le Midi. Il ne mange pas. Il mangera après. Sa tête est vide. Il conduit automatiquement. Il traverse la ville lentement. Ses pensées ne vagabondent pas, elles baraudent de bord en bord. Il cherche par quoi commencer. Le début, il doit trouver le début d’une phrase. Il est dans l’incertitude, aucun mot ne lui vient. Les allées et les rues défilent dans un travelling trop rapide. On ne voit pas les gens déambuler, ni les arbres. Il se gare dans cette rue au nom étrange. Cela participe à cette intemporalité, à ces pays qui le peuplent. Il sort. Il a très envie d’une cigarette. Parfois il en a, parfois pas. Il y a un tabac juste à deux pas. Ça lui arrive d’y faire un saut. Alors il grille une tige, un clou de cercueil, le sien. Le portail est blanc en fer forger. Sur la droite, un rosier rose. Il déborde de fleurs. Sa hauteur est impressionnante. Le jeune homme a même l’impression qu’il est plus grand que lui. Le rosier cache une fenêtre. Et puis en face il y a la porte. Il frappe. L’homme d’expérience ouvre. Certaines fois, il doit attendre ça dépend de l’homme d’expérience. Il observe alors. Les rideaux sont neufs. Ils viennent d’IKEA. Il y a encore l’étiquette et le prix 9€95. Il aurait pu en acheter seize depuis le début. Quand il rentre, il lui serre la main. Enfin, il ne sait plus trop, peut-être qu’il va s’assoir sans faux-fuyant. Et puis une fois assis, il fait face à cet homme. Crois-moi , cher Ami, qu’il n’y a personne d’autre qui interfère. Il est seul à en pleurer. C’est ce qui lui arrive par moments. Toutes cette souffrance, cette absence qu’il est craquelé qu’il est sec. Il manque d’eau et ses larmes ne coulent plus.

Bien à toi, mon cher Arthur

David

A Porthos et Aramis

A vous mousquetaires,

Je serais absent pendant une semaine. Je pars en voyage, en liaison indirecte avec mon boulot.

Aramis sait où, ma discrétion ne souhaite pas indiquer directement la destination. Mais c’est loin: 12 heures d’avion, je vais traverser les mers, et retrouver un pays avec qui j’ai beaucoup d’attaches sentimentales, un pays qui pour certains est un enfer , et qui pour moi a été un paradis.

Je devrais être content, je suis très angoissé. Aucune raison à cela. Mais j’ai l’impression d’être en fin de vie, que mes jours sont comptés. Rassurez vous , je n’ai aucune envie de me suicider. Mais je suis envahi d’un sentiment curieux, qui me pousse à profiter au maximum de chaque instant présent. Ca ne m’est jamais arrivé , je trouve ce sentiment étrange. En même temps, je me sens très serein, heureux, juste un peu étonné si ça doit s’arrêter là, dans les prochains jours.

La finitude d’une vie!!!!

En même temps, je me dis que je suis sans doute angoissé de retrouver cette ville folle, grouillante, colorée, ses habitants, si chaleureux et justement très dignes devant la mort, très détachés aussi. Je crois que j’ai peur d’être déçu, de ne pas retrouver mon paradis que la nostalgie a en plus dû rendre encore plus beau qu’il n’était, et qu’il n’est aujourd’hui….

Je penserais beaucoup à vous. Vous serez une force pour moi: un pour tous, tous pour un!!!

Je vous embrasse

Athos

PS: Et qui sait?  peut-être ramènerais-je un D’Artagnan? (enfin, ça m’étonnerait quand même….)

Lettre à David et Arthur

Mes amis,

Demain je quitte enfin ma grotte pour un nouveau chez moi. Oh pas beaucoup plus grand, mais plus clair et dans lequel je me sentirais mieux, c’est évident.

Vous savez quoi ? J’ai un rêve : vous y accueillir tous les deux un jour, vous y préparer un bon dîner , boire une bonne bouteille et passer un moment avec vous, échanger, rire, pleurer, vivre quoi !! Je sais que c’est mission quasi impossible, mais j’ai envie d’y croire, me dire qu’un jour peut être…Nous nous retrouverons tous les 3 comme les mousquetaires, nous rassurer, nous apaiser, consolider ces liens qui me font chaud au cœur. Vous êtes de belles rencontres, quand les doutes m’envahissent sur l’utilité de mon blog et de tout ce virtuel, je pense à vous deux et tout s’apaise.

Alors je vais prendre une bonne bouteille de blanc d’alsace (vendanges tardives) que l’on m’a offert, la mettre au frais et ne plus y toucher, elle sera la , vous attendra.

Je vous embrasse

Philippe

lettre à David

Cannes, le 16 mai

Il fait beau sur la Croisette. Il fait doux, le vent est agréable …j’adore le vent, j’adore la brise marine qui caresse les corps, les êtres.

Je vous ai cherché, mais je savais bien que vous n’étiez pas là…Cela fait un moment que vous ne venez plus à Cannes…j’ai compris pourquoi en vous entendant dimanche matin sur France Inter. J’étais étonné, car je ne m’attendais pas à vous y trouver…mais comme d’habitude , vous avez dit des choses envoutantes, parfois étranges pour un néophyte , mais si vrai..!!.Je suis un admirateur , quasi inconditionnel il faut dire…votre absence des toiles m’attristent, mais vous êtes apparemment lancé sur de nouveaux champs créatifs (enfin, pas si nouveaux que ça à la réflexion, c’est bien ça , votre richesse, votre puissance: votre palette de talents!) qui fait que l’on vous apprécie tant….

J’ai beaucoup aimé ce que vous avez dit sur les noms des personnages…ils ont pour vous une importance capitale…s’appeler Arthur, David ou Philippe, Frédéric ou Vincent par exemple, n’est pas anodin, et joue sur votre personnalité…du coup, je me suis posé la question à moi-même: que cela change-t-il dans ma vie de me baptiser virtuellement Arthur Montignac?…que cela entraine-t-il pour mon identité, pour mon moi? Quelles peuvent en être les conséquences? Un dédoublement de personnalité? Ou au contraire une vie bien réglée entre mon personnage dans la vie réelle, et mon personnage virtuel? Il me semble que ce sont les mêmes personnages, mais peut-être que je fais fausse route? peut-etre que peu à peu l’un va déteindre sur l’autre?

En tous les cas, vous avez un beau prénom. C’est en écoutant vos paroles que j’ai cherché dans ma tête la signification de David.  Je ne suis pas allé voir sur Wikipedia ou autre part sur le net…pas besoin……….

David, oui, c’est toi qui résiste et combat le géant Goliath, toi le petit , qui grâce à sa malice, je suppose, vient à bout de toutes tes difficultés…oui, David est un prénom pour des personnes tenaces, qui font face à l’adversité avec courage et intelligence…tu l’as bien démontré avec tes enfants, face à ta famille, à tes soucis divers, mais compliqués….

Et puis David, c’est un nom de roi, et pas n’importe lequel: le roi David, un roi biblique…respect, ta Majesté!!!….Tu dois avoir ta cour, avec tes favoris, aux couleurs de zèbre….j’aimerais y faire un tour un jour….   Egalement, je suis en attente de ce fameux repas royal , qui devrait nous rassembler tous les trois, afin d’enrichir nos gazouillis…

Alors, si tu es peut-être plus proche d’un personnage qu’on pourrait trouver dans le monde de Almodovar plutôt que de Lynch, je ne peux que t’exprimer mon plus profond respect, et ma grande affection….et te féliciter pour m’avoir fait monter dans ce bateau du gazouillage…!!!(je me découvre en vrai courtisan….)

et te dire aussi que, comme un roi, tu te sortiras avec brio de tes soucis actuels…

Avec mes salutations cinématographiques

ton chevalier(?), Arthur

PS: étant à Cannes, j’aurais bien aimé aussi croisé John Malkovitch, que j’avais observé, il y a quelques semaines déjà, de façon bien indiscrète, avec envie au travers d’une fenêtre d’hôtel, alors en bonne compagnie avec l’ami Sami Frey..mais ni l’un , ni l’autre apparemment n’ont fait le déplacement…je ne saurais donc sans doute jamais le fin mot de cette histoire entre stars…

Ana pourrait répondre

Cher David, 

J’espère que tu excuseras cette liberté que je vais prendre mais j’imaginais qu’Ana si elle le pouvait aurait pu t’écrire cela en réponse à ton Billet :

« Mon Papa,

Je sais bien que ces petites choses t’agacent et je crois qu’au fond c’est une façon pour moi de te monter que je suis la, que j’existe et qu’entre toi et Maman j’ai un peu de mal parfois à trouver ma place . Contrairement à ce que tu ecris , dans quelques mois rien ne sera fini, j’ai seulement décidée de me retrouver pour mieux te retrouver et te permettre aussi de vivre un peu pour toi . Nous avançons Papa doucement mais surement et  nous construisons notre demain qui sera j’en suis sur aussi beau que nous l’espérons . Tu as toujours été la pour nous, Papa et maman à la fois et j’en suis consciente . Fais moi confiance et fais confiance à l’amour que je te porte , vis ce que tu as à vivre , sois heureux et je serais heureuse.

Je t’aime fort mon Papa »